Albert Ayme né en 1920 à Saint-Géniès-des-Mourgues dans l’Hérault, mort en 2012 à Paris (il repose à présent dans son village natal), nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 1996 et Citoyen de la ville d’Arles. Il est à la fois peintre, sculpteur et théoricien.

Autodidacte, après s’être donné à la peinture figurative, il passe à la peinture abstraite en 1960. Très vite, il mène ses recherches de façon solitaire, avec une exigence quasi éthique, « un rude chemin solitaire et sans compromission » : le développement du « langage spécifique » de l’abstraction par la démarche structuraliste et analytique. Son but est de dégager les lois de la peinture, ses structures secrètes. Dès 1963, il publie chacune de ses phases de travail et donne ses méthodes : la genèse de l’œuvre, le développement du processus, les résultats plastiques, le pourquoi et le comment…

Ses principales inventions sont le RELIEF SOUSTRACTIF (1962), La TOILE LIBRE (1962), LES SEIZE ET UNE VARIATIONS (1963), la notion de PARADIGME (1974) et la méthode de TRESSE DES 3 COULEURS PRIMAIRES (1975)

Francis Ponge, « son père spirituel », Philippe Sollers, Michel Butor et bien d’autres écrivains et critiques d’art s’intéressèrent à sa démarche audacieuse et particulière.

S’ensuivent de nombreuses publications, conférences et expositions personnelles. Il réalise aussi des œuvres d’ordre architectural : 3 pyramides monumentales à l’université de Lille, les vitraux monochromatiques de l’église Saint-Jean-Baptiste de Rayssac à Albi, 17 vitraux de l’église du XIe siècle à Dampierre-sur-Boutonne en Charente-Maritime. Enfin il conçoit des tapisseries pour la DRAC de Poitiers et des Gobelins.

Son œuvre est visible au musée Réattu en Arles et au musée Fabre à Montpellier.

(biographie établie d’après les écrits de Martine Ayme-Saillard )