James Guitet est peintre, graveur, né en 1925 à Nantes, décédé en 2010 à Seynes dans le Gard.

  • 1944-1947 : études à l’École des Beaux Arts de Nantes puis à Paris, à l’académie Jaudon. Il se lie d’amitié avec Michel Ragon, historien et critique d’art aux idées libertaires.

  • 1948-1955 : il enseigne au lycée d’Angers, tout en développant son œuvre. Celle-ci s’établit dans l’abstraction expressionniste d’abord, puis géométrique.

  • 1956-1947 : il enseigne à Versailles. Voyage aux Pays-Bas. Il aborde la gravure, à laquelle il consacre une partie de son temps. Il expose aux biennales de Venise puis de Paris, Il effectue un séjour en Grèce.

  • 1965-1973 : il pratique la recherche architecturale et la tapisserie, activités qui enrichissent son travail pictural. Il évolue vers un questionnement de plus en plus précis vers des éléments constitutifs de la peinture : vide et plein, voilement et dévoilement, vibration colorée et monochromie. Passionné d’architecture, ses plages de couleurs évoluent vers des « énigmes architecturales », dira Michel Ragon.

  • 1974-1978 : sa peinture s’oriente vers une abstraction minimaliste. Par le biais de la gravure, James Guitet s’intéresse aux livres. Il commence à créer ses « livres blancs », livres sculptés alliant volume et architecture, contrepoint presque ludique à sa peinture rigoureuse et secrète.

  • A partir de 1979, il partage son temps entre Paris et le Gard. Ses dernières œuvres, proches du retable, le conduisent à une peinture qui « devient de plus en plus support de méditation ». Après les années 80, son travail s’oriente vers une déconstruction de la peinture où le châssis et l’envers de la toile deviennent des éléments visibles de la peinture.